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TÉMOIGNAGE : FLORE, EN STAGE AUX CONTES DU VIVANT

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Flore Puzenat, j’ai 19 ans, et je suis stagiaire à l’association les Contes du Vivant pour l’été 2026. 
Ce stage s’inscrit dans le cadre de mon parcours académique : je suis étudiante en sciences politiques, et à ce titre, j’ai eu l’opportunité de réaliser un stage d’un mois environ dans la structure associative de mon choix. Parce que je suis par ailleurs animatrice BAFA et que je suis sensible aux différents thèmes liés au vivant, c’est aux Contes du Vivant que j’ai décidé de faire cette expérience.

Sur quoi travailles-tu ?

Sur la durée de mon stage, j’ai touché à plusieurs choses, en allant de la médiation auprès des maternelles à la Maison de l’Environnement à Maisons-Alfort à la réflexion sur le développement de l’association, en passant par la conception des ateliers des kits d’ateliers nature. 

Pourrais-tu nous donner une définition de ce qu’est pour toi la médiation ? 

Dans la notion de médiation, il y a l’idée de se faire intermédiaire. Ici, on fait l’intermédiaire entre les concepts scientifiques et les enfants, dans le but de les rendre accessibles pour toustes. Mais plus qu’un savoir spécifique, je pense que c’est une appétence voire un rapport à la science qu’on essaie de transmettre, pour ouvrir la voie à des goûts et des ambitions méconnus. De ce point de vue, je pense que la pratique artistique facilite et enrichit cette démarche, en donnant un support émotionnel et sensoriel à cet échange ! 

Qu’est-ce qui t’a amenée à la médiation ?

C’est l’animation et le plaisir que je prends à transmettre quand j’anime qui m’ont dirigée vers la médiation !

As-tu un souvenir d’une séance de médiation particulièrement marquante à nous partager ?

Un souvenir marquant, c’est ma première séance de médiation à l’association, quand j’ai pu participer au projet La Forêt des Interactions avec des classes de sixième. Je me souviens de leurs mines enthousiastes quand je leur ai proposé de faire des notes et des dessins scientifiques de la chenille qu’iels avaient trouvé sous une branche d’arbre au sol. On pouvait lire tellement de fierté dans leurs yeux à l’idée d’être dans la posture du/de la scientifique !

Quelles spécificités vois-tu à faire de la médiation de sujets scientifiques ? 

Je pense que la plupart des personnes n’entretiennent pas le même rapport aux sciences, et particulièrement aux sciences formelles et naturelles qu’à d’autres sujets. Même s’iels sont encore petit.es, les enfants le ressentent aussi, alors il faut faire preuve de délicatesse et d’habileté pour faire les médiations les plus inclusives possibles, pour déconstruire les clichés sur les personnes qui pratiquent les sciences. 

Qu’est-ce qui t’intéresse dans le fait de proposer des médiations à un public d’enfants en particulier ? 

Les enfants sont dans une phase constante de découverte et ne se lassent jamais d’apprendre de nouvelles choses, ça m’encourage vraiment à les émerveiller en faisant des activités inoubliables.

Quelle est la différence vis-à-vis des adultes ?

Les adultes ont plus de mal à faire appel à leur imagination, c’est une autre vision du monde, mais j’ai l’impression que le fait de plonger dans un imaginaire fantastique aide vraiment les enfants à assimiler les choses et à en garder un souvenir positif. 

As-tu toi-même, enfant, des souvenirs de médiations culturelles qui motivent ta façon d’intervenir auprès des enfants ?

J’ai souvenir d’activités en sciences où l’on nous laissait manipuler nous-même et mener notre propre enquête pour parvenir à des conclusions scientifiques. C’était tellement gratifiant de comprendre par soi-même la logique qui sous-tend certains principes ! C’est pour ça que je m’efforce à proposer des activités dans lesquelles les enfants sont les acteurices de premier plan tout au long du processus. 

Que veut dire, selon toi, adopter une démarche sensible pour parler aux enfants du Vivant ? 

Ça signifie qu’il y a une tentative de chercher les enfants là où iels sont à l’aise pour transmettre les savoirs, en proposant des supports variés pouvant convenir à tous les profils différents. Il y a aussi l’idée de donner voix au vivant pour le représenter comme un personnage actif dans son environnement, ce que je trouve important. 

Quel est ton rapport à l’écologie en général ? 

C’est une discipline qui m’intéresse tout particulièrement, et que j’essaie d’inclure dans toutes les activités que j’entreprends. Je trouve l’idée d’une interconnexion entre nous-mêmes et tout ce qui nous entoure particulièrement belle et intéressante à analyser ! 

As-tu un conseil à donner aux futur.es médiateur.ices ? 

Il faut se rappeler que les enfants sont capables de beaucoup plus de choses que ce qu’on ne pense !

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