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Dans les coulisses de la fabrication d’une histoire sonore – étape 2

Le jour de l’enregistrement, l’organisation est le maître mot.

Pour tout avoir « dans la boîte » en fin de journée afin de passer sereinement à l’étape de réalisation de l’histoire audio, il faut arriver au studio en ayant bien repéré tous les éléments. C’est-à-dire non seulement les répliques mais aussi tous les petits sons (les rires, les pleurs, le souffle, les cris etc..) à faire faire à chaque comédien.
Chacun des comédiens enregistre justement selon un créneau horaire qui lui est réservé mais il ne croise pas les autres ! Si besoin (et il y en a quand même souvent besoin), quelqu’un de l’équipe, Louise ou Laure-Lise, lui donne la réplique. Karen commence par régler le micro mais aussi ajuster ses réglages d’enregistrement au timbre et à l’intensité de la voix de la personne qui va prêter sa voix à l’un des personnages.
Ensuite, on passe à un premier test (enfin Karen) en faisant dire une réplique au comédien. Quand tout est OK du côté de Karen, que la personne est bien installée (souvent avec un petit verre d’eau à portée de main), qu’elle a retiré tous les éléments vestimentaires ou bijoux « sonores », l’enregistrement peut commencer !

Avoir la « bonne » prise, un travail d’équipe

Pour avoir la bonne prise, celle avec l’énergie et l’intention les plus justes, il est essentiel de donner de bonnes indications au comédien. Cela peut passer par l’utilisation d’images (pense que tu as des ailes, parle avec le sourire dans la voix etc..) ou encore des évocations de la vie courante (« ton voisin t’a piqué ton croissant tout chaud alors que tu n’as pas mangé depuis 2 jours »). On essaye, on fait des choses, on rectifie à force de précisions, côté salle d’enregistrement on se consulte pour savoir si tout le monde est unanime quant à la prise qui vient d’avoir lieu ou s’il vaut mieux en faire encore une autre. Et parfois, certains comédiens ont aussi droit à de petites spécificités comme devoir enregistrer en mâchant quelque chose (Chloë, si tu passes par là) ou encore avec le souffle court.
En fin d’enregistrement, quand chaque réplique a été répétée quelques fois, on passe au filage pour voir si la dynamique est plus intéressante. À ce moment là, on aura aussi surtout en tête de bien faire attention à ce que le comédien ou la comédienne ait bien « tenu » son personnage jusqu’au bout et n’en soit pas sorti à un moment donné.

La variété des prises permet aussi de se laisser le choix au moment du montage.
Pour réaliser le pré-montage, il faudra choisir les prises qui sont en cohérence avec la personnalité du personnage mais aussi qui sonnent le mieux suite à la réplique précédente. Le début d’un travail d’orfèvre !

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